ILS ONT FRAPPÉ À LA PORTE DE PLAY HOUSE

Une salle pleine de jeunes esprits et des centaines de questions à poser aux deux comédiens de Play House, Tom Politano et Myrtille Bordier, à l’issue de la représentation.

Les élèves se sont montrés particulièrement curieux quant au titre et au propos de la pièce. Lorsque Tom et Myrtille leurs demandent ce qu’ils en ont compris, les avis divergent : « une histoire d’amour et de haine », « une romance banale au début, qui dégringole ensuite » ou bien l’inverse : « la vie d’un couple qui se découvre et qui s’aime de plus en plus ».

La diversité des opinions soulève un point fondamental du projet : Martin Crimp écrit le doute. Une vie des plus ordinaires, parsemée de situations en suspens, d’échanges à double sens. L’écriture de l’auteur britannique ne serait-elle pas au service d’une remise en question d’un système jugé bien trop établi ?

Le jeu des perruques, que Katrina et Simon enlèvent et remettent au grè des treize saynètes, a particulièrement intrigué le jeune public. En les retirant les comédiens se mettent à nu, redeviennent eux, et non « Katrina et Simon ». Le réel se dessine alors au coeur d’un monde où tout semble aseptisé, tel un jouet Polly Pocket ou une cuisine Playmobil. D’ailleurs, les choix esthétiques et scénographiques de Rémy Barché sont inspirés de cet univers ludique et figé que constituent les jouets pour enfants.

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La rencontre a amené les élèves à découvrir quelques secrets de mise en scène :

  • les comédiens portent des lentilles de contact bleues qui délavent leurs regards et renforcent le caractère préfabriqué des deux personnages.
  • Le cadeau-caca offert par Katrina, comme « cadeau de bienvenue » selon les élèves, est fabriqué, à partir de pâte à gâteau au chocolat prête à l’emploi.
  • Les tables basses que commercialise Ikea sont constituées de carton. Katrina, en détruisant ce meuble chaque soir, ne risque donc rien. Certains élèves repartiront d’ailleurs avec un pied de cette fameuse table !
  • Les cris de bébé ne proviennent pas d’un réel nourrisson qui aurait été enfermé dans une boite. La stupeur des élèves a laissé place au soulagement.

Les comédiens ont pris le temps d’expliquer que, outre les questions de décors et les choix de mise en scène, l’interprétation de certaines situations, induites par l’écriture de Crimp, doit appartenir à chacun. L’absence d’indications descriptives et de didascalies dans le texte ouvre le champ des possibles !

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Un grand merci aux élèves et aux professeurs de l’école Gusdorf et aux comédiens pour ce riche moment d’échange !

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